Gestion de trésorerie : Définir et évaluer son besoin en trésorerie

La trésorerie constitue un indicateur majeur de la bonne santé d’une entreprise. Son suivi et son pilotage représentent donc des éléments clé de la gestion d’entreprise. A cet effet, il est indispensable d’en comprendre le fonctionnement et de mettre en place les bons process et outils qui participeront à sa gestion et son optimisation.


La trésorerie représente la somme d’argent dont dispose une entreprise à un moment donné dans sa caisse et sur ses comptes bancaires et qui lui permet d’exercer son activité au quotidien, de payer ses charges et de se développer. Sa situation se modifiant chaque jour, il est nécessaire d’en surveiller attentivement l’évolution.

Qu’est-ce que la gestion de trésorerie ?

Observer la trésorerie à un instant T n’a pas de sens en soi. C’est le maintien de son équilibre dans le temps qui importe. Cet équilibre dépend de nombreux paramètres et en premier lieu de la gestion des encaissements/décaissements ainsi que des comptes et soldes bancaires. Aujourd’hui, la gestion de trésorerie couvre également les financements qu’ils soient court, moyen, ou long terme, les risques financiers liés à l’activité de l’entreprise et notamment, pour les plus importants, les risques de change, de taux d’intérêt et de contrepartie ou encore, pour les entreprises côtés, la gestion des relations avec les agences de notation.

« Les missions de la personne en charge de la trésorerie dans l’entreprise ont considérablement évolué depuis la crise financière de 2008/2009. Longtemps resté garant des comptes de l’entreprise, elle a aujourd’hui également pour vocation de sécuriser et d’optimiser la trésorerie de l’entreprise, notamment en mettant en place des systèmes de sécurisation des opérations financières pour éviter les fraudes ou en plaçant mieux l’argent de l’entreprise. Son objectif consiste à veiller en permanence à ce que le niveau de trésorerie de l’entreprise soit suffisant pour assumer ses dépenses récurrentes et occasionnelles et, le cas échéant, à mettre en place les financements nécessaires au besoin en fond de roulement. », explique Franz Zurenger, Trésorier d’Interparfums, Président de la commission systèmes d’information et administrateur de l’Association Française des Trésoriers d’Entreprise (AFTE).

Qu’est-ce que le besoin en fond de roulement ?

Indicateur avancé de la bonne santé (ou des difficultés) d’une entreprise, la trésorerie résulte mécaniquement de la différence entre le fond de roulement (à savoir les ressources nécessaires pour financer l’activité) et le besoin en fonds de roulement (ou BFR). Le besoin en fond de roulement (BFR) désigne les ressources nécessaires pour couvrir les besoins issus des décalages entre les flux de trésorerie correspondant aux décaissements (charges, salaires, impôts, paiements des fournisseurs…) et aux encaissements (règlements clients, subventions, aides…). 

Ainsi, une trésorerie est positive dès lors que le fond de roulement est supérieur au besoin en fonds de roulement. Elle est négative dans le cas inverse. Le BFR est proportionnellement lié au chiffre d’affaires. Il croit en valeur si le chiffre d'affaires augmente. Auquel cas, cette augmentation est même souvent accélérée car, en période de croissance de l’activité, les causes de disfonctionnement tendent à augmenter.

En effet, pour répondre à de nouvelles commandes, une entreprise est souvent amenée à investir dans son outil de production, à augmenter ses achats de matières premières ou encore à recruter. Le rythme de ses décaissements peut alors être momentanément supérieur à celui de ses encaissements et créer un déséquilibre dans sa trésorerie. Raison pour laquelle il est important que l’entreprise ait une visibilité optimale sur son activité à venir et puisse gérer finement ses prévisions de trésorerie de manière à anticiper une éventuelle augmentation de son BFR.

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