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Comment financer son besoin en fond de roulement ?

Que ce soit pour améliorer leur besoin en fond de roulement, faire face à des difficultés de trésoreries passagères ou accompagner leur développement, les entreprises peuvent avoir besoin de financement court terme. Différentes solutions sont alors à leur disposition.

Financer son besoin en fond de roulement

Que ce soit pour améliorer leur besoin en fond de roulement, faire face à des difficultés de trésoreries passagères ou accompagner leur développement, les entreprises peuvent avoir besoin de financement court terme. Différentes solutions sont alors à leur disposition.

Dailly et MCNE (Mobilisation de créance Née sur l’Etranger)

Bien qu’il ne date pas d’aujourd’hui le financement Dailly (articulé autour de la loi éponyme) permet de regrouper plusieurs créances commerciales sous un seul bordereau pouvant être cédé à d’autres tiers (pas forcément des banques) ou être nantis. Le transfert de la dette ne nécessite pas forcément d’obtenir l’accord du client débiteur.

Un fonctionnement et des avantages également proposés par la MCNE dont seules les entreprises exportatrices accordant un délai de paiement de 6 mois maximum à ses clients étrangers peuvent bénéficier. Dans le cadre de la MCEN, l’entreprise cède ces créances à l'étranger à une entité financière ou une banque. Cette dernière lui verse en contrepartie une avance pouvant atteindre 100 % du montant des factures, à rembourser dès la réception du paiement par l'acheteur étranger. « Si le recours aux crédits bancaires est intéressant actuellement en raison des taux faibles, les banques, de plus en plus contraintes par les réglementations (et en particulier Bale III), ont néanmoins tendance à orienter les entreprises vers des solutions d’affacturage pour leurs besoins en financement court terme », indique Jérôme Mandrillon, Président d’honneur de l’AFDCC et Délégué Général des Assises des Délais des Paiement.

Affacturage et reverse factoring

L’affacturage consiste à céder ses factures clients auprès d’un factor, qui va alors mettre à la disposition de l’entreprise tout ou partie du montant de ces créances. Selon le type de contrat passé avec le factor, le recouvrement de créances est ou non à la charge de l’entreprise. « L’affacturage contribue ainsi à accélérer les rentrées de cash (l’argent peut être disponible en moins de 48 h) et donc à améliorer le BFR de l’entreprise, tout en transférant le risque client auprès du factor », précise Jérôme Mandrillon. Longtemps considérée comme onéreuse et lourde à mettre en place voir réservées aux sociétés en difficulté, cette solution de financement séduit désormais de plus en plus d’entreprises de toutes tailles. « Les factors ont ces dernières années beaucoup fait évoluer leurs offres et proposent désormais à toutes les entreprises des solutions simples et rapides à mettre en œuvre, ajoute Jérôme Mandrillon. D’autre part, les taux de financement de ce crédit sont particulièrement bas actuellement et les coûts de gestion maîtrisés par les acteurs de la place ». Enfin, l’arrivée des Fintech sur ce marché (start-up spécialisée dans la finance) a également contribuée à la démocratisation de l’affacturage.

Le reverse factoring (ou affacturage inversé) est pour sa part une source de financement mise en place par les grands donneurs d’ordre (comme les hôpitaux dans le secteur public ou les grandes entreprises) pour leurs propres petits fournisseurs. « Grâce au reverse factoring, les entreprises accèdent à de l’affacturage à des taux particulièrement intéressants car négociés par les grands donneurs d’ordres », poursuit Jérôme Mandrillon.

Virement commercial à échéance

« L’une des meilleurs solutions actuelles pour limiter les retards de paiement consiste néanmoins à s’appuyer sur le virement commercial à échéance. Un financement qui peut même être escompté. À la différence du virement traditionnel qui est une opération au comptant, le VCOM prévoit un règlement à une date future. Lors de la réception de l'ordre, la banque informe le créancier qui peut ainsi mieux prévoir sa trésorerie. », conclut Jérôme Mandrillon.

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