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Comment racheter une entreprise grâce au LBO

Que signifie le terme LBO ? 

Le LBO, ou « leveraged buy-out », désigne un montage financier que l’on utilise dans le cadre d’un rachat d’entreprise. Le terme anglais signifie « rachat par effet de levier ». Sur le plan concret, on s’endette à travers une société de holding pour racheter une entreprise. Grâce à la rentabilité de la société rachetée, le but est d’utiliser une partie de ses bénéfices pour rembourser la dette d’acquisition. C’est un système souvent utilisé par des fonds d’investissement pour rentabiliser leurs opérations financières. En résumé, l'investisseur qui veut racheter une entreprise n’apporte qu'une partie des fonds et se procure le solde grâce à un emprunt.

Ce type de montage juridico-financier, inventé aux États-Unis dans les années 1980, permet de racheter une société en dépensant un minimum d’argent, mais en contractant une dette importante.

L’intérêt de ce système, c’est qu’il permet d’augmenter la rentabilité des capitaux investis lors de l’achat, tout en engageant la plus faible partie possible de ses fonds propres. L’effet de levier, c’est la différence entre la rentabilité financière d’une entreprise et sa rentabilité économique. On le calcule à partir de la rentabilité économique et de la rentabilité financière en tenant compte de l'impôt. Pour obtenir la rentabilité économique, on divise le résultat d'exploitation par l'actif économique. Quant à la rentabilité financière, c’est le résultat net divisé par les capitaux propres. En ce qui concerne le LBO, plus le rapport dettes/capitaux propres sera élevé, plus l’effet de levier sera important. La holding est donc censée rembourser la dette d’acquisition grâce aux dividendes versés par l’entreprise achetée.

Comment se passe le rachat de l’entreprise ?

Bien entendu, il faut déjà qu’une entreprise soit mise en vente, le plus souvent parce que ses propriétaires ne parviennent pas à faire face à leurs dettes et doivent la mettre en liquidation judiciaire.

L’acheteur va alors créer une société holding, dont le but sera de trouver les fonds en s’endettant auprès d’établissements bancaires ou d’investisseurs.

L’emprunt devra quant à lui être remboursé grâce à une part importante de la trésorerie de la société achetée par le biais de la société holding.

Les différentes étapes.

  • Création de la holding. Au cours de cette première étape, les repreneurs montent leur projet de holding. Une holding, c’est une société qui n'a aucune activité de production, mais qui détient des parts dans une ou plusieurs autres sociétés. Pour reprendre la définition du Petit Robert, c’est une « société dont l'objet est de prendre et de posséder des participations financières dans d'autres sociétés afin de les diriger ou de contrôler leur activité ». Dans le cas qui nous intéresse, cette holding est créée dans le but de racheter une ou plusieurs entreprises. Les investisseurs qui veulent racheter la société cible doivent être majoritaires dans le capital de la holding.

  • L’emprunt bancaire. Un emprunt bancaire est donc nécessaire pour pouvoir créer cette holding. Si la banque qui accorde ce prêt considère que l’opération peut lui être profitable, elle peut tout à fait décider de prendre elle-même des parts dans la holding.

  • Achat de l’entreprise cible. La troisième étape, c’est l'achat par la holding de la société cible. La holding doit dans tous les cas acheter plus de la moitié des parts de la société cible.

  • La société achetée devient la filiale de la holding, et l'ensemble des deux sociétés forme un groupe.

Les différentes formes du LBO

Un LBO peut prendre différentes appellations, selon l'identité des repreneurs :

  • Le MBO (Management buy-out), si les repreneurs sont des cadres dirigeants de la société cible, mais n’en sont pas actionnaires

  • Le MBI (Management buy-in), si les repreneurs sont des cadres dirigeants d'une entreprise extérieure à la société cible

  • Le BIMBO (Buy-In management buy-out), si les repreneurs sont à la fois cadres dirigeants de la société cible et cadres dirigeants d'entreprises extérieures

  • L’OBO (Owner buy-out), si le repreneur est le dirigeant et actionnaire majoritaire de l’entreprise cible.

Avantages et possibles inconvénients.

Le levier financier. Un LBO permet d’accroître la rentabilité des capitaux propres. L’acquisition étant financée par l’endettement, la masse de capitaux propres n’évolue pas, mais les bénéfices obtenus grâce à l’opération augmentent, ce qui signifie que la rentabilité des capitaux propres augmente. Avec une cible bien choisie, les bénéfices seront supérieurs au coût de l’endettement.

Le levier fiscal. Un avantage certain pour la holding : les intérêts sont déductibles des impôts, et on profite donc d’un avantage fiscal de la dette.

Ces avantages ne fonctionnent bien entendu qu’avec des sociétés cibles aux bénéfices importants et constants. Dans le cas contraire, il existe un risque que les bénéfices s’effondrent, que l'entreprise soit incapable de rembourser sa dette et doive déposer le bilan ou repousser le remboursement de la dette en recourant à de nouveaux emprunts. Il faut donc éviter de s’intéresser à une société cible dont les cash-flows seraient trop faibles pour rembourser la charge de la dette d’acquisition. Notons également que les LBO ont fréquemment été critiqués, car une part très importante des profits de l’entreprise achetée sert à rembourser l'emprunt bancaire, souvent au détriment des investissements.

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