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Qu’est-ce que l’effet de levier ?

Traduit de l’anglais « leverage », l’effet de levier est un terme financier qui désigne les opérations consistant à avoir recours à des capitaux autres que les capitaux propres d’une l’entreprise pour réaliser des investissements.

Fréquemment pratiquée aujourd’hui, cette opération qui consiste à recourir à des capitaux tiers n’est intéressante que lorsque les taux d’intérêts sont faibles mais que le marché est favorable. Dans un tel cas, le coût de l’endettement est inférieur à l’augmentation des bénéficies et les capitaux deviennent plus rentables. Mais cette opération n’est pas sans risque et, de la même manière que le rendement est amplifié, les pertes seront plus importantes en cas de scénario défavorable.

L’effet de levier par endettement

L’effet de levier par endettement est la forme la plus courante. Elle consiste à avoir recours à un emprunt, parfois largement supérieur aux capitaux propres, afin de s’autofinancer et/ou d’investir des sommes plus importantes. L’effet de levier est dit positif lorsque la rentabilité est supérieure au coût de l’endettement, et négatif lorsque ce coût est supérieur à la rentabilité.

Prenons un exemple pour que ce mécanisme soit plus clair. Imaginons une entreprise qui dispose de capitaux propres de 10 000 euros et qui souhaite investir l’intégralité de cette somme dans un portefeuille d’actifs. Dans ce cas, si la valeur du portefeuille augmente de 1%, son capital augmentera lui-aussi de 1 %. Imaginons maintenant que cette entreprise emprunte 90 000 euros : elle peut dorénavant investir 100 000 euros dans le même portefeuille d’actifs. Si la croissance est la même que précédemment, ses investissements lui rapporteront 1000 euros. Par rapport à son capital de départ, le rendement est donc de 10 % alors que la croissance est restée à 1 % : l’endettement a permis cet effet multiplicateur, ou effet de levier.

Le levier du fond se définit comme le ratio entre les actifs et le capital. Dans l’exemple du paragraphe précédent, ce levier est de 10. Plus ce chiffre est important, plus la rentabilité est accrue. Mais, de manière mécanique, cela accroît également les risques. Comme nous le disions en introduction, cet effet de levier peut aussi être négatif : lorsque le portefeuille d’actifs perd de la valeur, le capital de l’entreprise diminue. Et si cette baisse atteint les 10 %, l’entreprise perd l’intégralité de son capital et se retrouve en situation d’insolvabilité.

Le calcul de l’effet de levier

Pour être plus précis, à propos de l’effet de levier, le calcul évoqué ci-dessus est beaucoup plus simple qu’en réalité. En effet, le calcul du levier lui-même ne tient pas compte d’autres paramètres qui entrent en jeu, notamment le taux d’intérêt de l’endettement et le paiement d’impôts sur les revenus générés.

Parmi les nombreuses formules utilisées, nous vous en proposons une qui reste relativement simple afin que vous puissiez l’évaluer de manière plus précise :

effet de levier = (résultat d'exploitation - impôt - dette financière) / capitaux propres.

Étant lié à la notion de rentabilité, l’effet de levier est également pris en compte dans le calcul de la rentabilité des capitaux propres (en anglais « Return on equity » ou « ROE ») et de celle des actifs (« Return on assets » ou encore « ROA) qui apparaissent dans les formules suivantes :

ROE = (bénéfices – impôts – intérêts) / capitaux propres

ROA = (bénéfices – impôts) / (capitaux propres + endettement ou immobilisation + besoin en fonds de roulement)

L’utilisation de l’effet de levier

Même si vous n’aviez jamais entendu le terme d’effet de levier, son mécanisme ne vous est certainement pas étranger puisqu’il est pratiqué par les banques. Par nature, celles-ci prêtent davantage de fonds que ce dont elles disposent, ce qui explique qu’elles restent fragiles et que leur activité soit strictement encadrée, notamment par des mesures censées garantir la solvabilité bancaire.

Sans associer l’effet de levier à la bourse, son mécanisme est celui utilisé pour l’investissement locatif : en empruntant de l’argent pour louer un bien qui sera ensuite loué, l’investisseur joue sur le fait que le loyer qu’il percevra sera supérieur aux charges de l’emprunt afin de dégager une plus-value. Mais cette opération reste liée à la valeur du marché de l’immobilier, qui n’est plus aussi stable qu’auparavant comme l’a montré la crise des « subprimes ».

Dans un cadre plus professionnel, l’effet de levier est utilisé lorsqu’une entreprise souhaite en acquérir une autre, qu’il s’agisse d’un concurrent ou d’une société dont l’activité est complémentaire afin de développer sa gamme de biens et/ou de services. Il est alors important de bien déterminer le prix de l’entreprise, les bénéfices potentiels d’une telle acquisition et le meilleur mode d’achat dans le cadre d’un emprunt, ce que les financiers appellent « LBO », pour « leverage by out », ou effet de levier par apport externe. 

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