Pourquoi s'intéresser aux RegTech ?

FinTech, LegalTech, RegTech… on s’y perdrait presque ! Toutes ces start-up sont pourtant complémentaires : si les premières offrent des technologies financières, les secondes ont pour objectif de fournir des outils juridiques pour alléger la charge administrative des entreprises, par exemple en matière d’édition de contrats etc. Enfin, les RegTech sont quant à elles plus spécifiques : ces technologies ont pour vocation d’aider les entreprises à adapter leurs outils aux règles juridiques et aux juridictions où elles exercent leurs activités.

En somme, l’objectif des RegTech est de permettre à une entreprise de ne pas se soucier de la mise en conformité de ses offres de biens ou de services, par exemple avec une norme bancaire ou même en matière du droit du travail. L’idée est donc de lui proposer d’intégrer un outil qui fera un travail pénible et précis à sa place. Autant dire qu’en France, pays où la complexité administrative est classée au rang de sport national, les opportunités sont nombreuses.

Complémentaires aux FinTech

Les RegTech sont considérées comme des technologies destinées à faciliter la gestion des risques réglementaires. On en comprend l’utilité par cette simple définition cependant elles n’ont pas à être opposées aux FinTech : elles sont complémentaires et les FinTech sont parfois également des RegTech sans le revendiquer. Un système de paiement qui se met à jour automatiquement en fonction de l’évolution de la législation européenne aide ses clients à être en conformité en la matière.

Il existe des exemples plus subtils : on peut prendre le cas d’une société qui fournit des systèmes de lecture d’information biométrique. Dans chaque pays, la législation est différente en matière de données considérées comme sensibles ou personnelles. Ainsi un acteur tiers dans le monde des RegTech peut venir se connecter au fournisseur de service biométrique et venir l’aider à paramétrer automatiquement sa conformité et son mode de collecte de données en fonction de la localisation de l’un de ses dispositifs. Santé, finance, sécurité… la portée des RegTech couvre de nombreux secteurs et pas uniquement le secteur bancaire.

Objectif : la conformité les yeux fermés

L’idée des RegTech est en effet de bousculer le marché de la conformité : elles viennent en ce sens bousculer les cabinets spécialisés sur cette verticale et ceux destinés à vérifier par exemple l’application de certaines normes. C’est en effet l’idée de la “compliance by design” (conformité par défaut) qui assure aux utilisateurs d’une solution que cette dernière soit en permanence en conformité. Ainsi, les RegTech ont plus que jamais besoin de la part des fournisseurs de services en ligne une ouverture de leurs interfaces de programmations pour venir se connecter et leur offrir une mise en conformité permanente.

Une réactivité sans précédent

Dans la pratique, ces solutions fonctionnent en temps réel et peuvent par exemple identifier des fraudes dans un système financier ou même logistique. Autant dire que l’utilisateur de la technologie sera bien plus disposé à repérer certains risques réglementaires et à terme, verra ses charges juridiques diminuer puisqu’il aura moins de chance d’être attaqué. Comme d’autres technologies, les RegTech fonctionnent telle des plateformes qui viennent interpréter la loi, la retranscrire dans des systèmes informatiques et se mettre à jour. Il en découle ainsi une mise à jour automatique chez tous leurs utilisateurs. Ainsi plus un outil aura d’utilisateurs, plus il sera performant car les retours d’expériences pour l’éditeur de la RegTech seront plus étendus. C’est le principe des effets de réseau.

Si par exemple dans le commerce électronique le délai légal de rétractation est modifié par une directive européenne, la RegTech qui édite les contrats fera une modification automatique pour l’ensemble de ses partenaires, leur assurant une mise en conformité sans faille et donc assurant aux consommateurs un service de confiance. De même, si une directive sur le marché numérique unique vient modifier les droits d’utilisation des eBooks, les fournisseurs utilisant une RegTech n’auront aucune manipulation à réaliser le jour de l’entrée en vigueur d’un nouveau texte. L’approche statistique issues de l’émission de rapports d’erreurs permettra à la RegTech de prévenir directement son client pour l’aider à régler une faille juridique au plus vite. La fin de nombreux casse-tête.

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