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Qu'est-ce que le ratio Cooke ?

Parfois appelé à tort « ratio de Cooke », le ratio Cooke est également connu sous le nom de « ratio Bâle 1 » puisqu’il a été créé, en 1988, par le comité de Bâle, sous la présidence de Peter Cooke. Il ne s’agit pas d’un ratio financier particulier mais d’un ratio de solvabilité bancaire, comme nous allons vous l’expliquer en revenant sur sa création et son évolution.

Définition : qu’est-ce que le ratio Cooke ?

Composé des représentants des banques centrales et des autorités publiques de réglementation bancaire et financières de treize pays (Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse), le comité de Bâle est chargé, depuis sa création en 1974, de superviser le système financier, d’en assurer le contrôle, la sécurité et la fiabilité.

Dans ce cadre, afin de réduire le risque de faillites des grandes banques internationales, il crée le ratio Cooke en 1988, un ratio de solvabilité qui fera l’objet d’une directive de la Communauté Économique Européenne l’année suivante, créant ainsi le ratio de solvabilité européen (ou R.S.E.) pour ses douze pays membres.

Il est dit ratio de solvabilité car il doit permettre de s’assurer que les banques sont toujours solvables : elles doivent pouvoir respecter leurs engagements, notamment leurs crédits, à partir de leurs fonds propres. Il est initialement fixé à 8%, ce qui signifie, par exemple, que pour prêter 100 millions d’euros une banque devait disposer d’au moins 8 millions d’euros de fonds propres.

S’il a indéniablement contribué à améliorer la stabilité financière internationale, le ratio Cooke n’était cependant pas sans défaut, surtout par rapport aux risques bancaires et au développement des investissement en titres. C’est la raison pour laquelle il a ensuite évolué.

Les ratios de solvabilité successifs au ratio Cooke

Le ratio Cooke/Bâle 1 a été remplacé par le ratio McDonough, ou ratio Bâle 2, en 2006. Celui-ci reposait sur le même principe mais prenait mieux en compte les risques, notamment grâce à de meilleures méthodes de calcul. Mais la crise financière de 2007/2008 en a également montré les limites.

Depuis, le ratio Bâle 3 a été adopté en septembre 2010, augmentant le minium de fonds que les banques doivent détenir. Les fonds propres réglementaires, décomposés depuis Bâle 2 en deux ratios (le « Tier 1 » qui correspond au capital réel et le « Tier 2 », pour les fonds propres complémentaires, telles que les plus-values et les provisions), doivent toujours être de 8 % mais ils sont désormais accompagnés d’un ratio de sécurité, égal à 2,5 %, qui est une sorte de réserve de capital que les banques pourront utiliser en cas de difficultés. Ainsi, le ratio de solvabilité actuel, ou ratio Bâle 3 donc, est de 10,5 %.

Si cette réglementation s’est avérée efficace dans son ensemble, limitant les prises de risque, elle a toutefois augmenté le coût de l’activité bancaire et, par voie de conséquence, rendu le crédit plus difficile d’accès, mais aussi plus cher. Elle présente néanmoins une faille puisque les banques peuvent évaluer elles-mêmes leur niveau de risque, et donc revoir à la baisse le niveau de fonds propres requis. Pour y pallier, un plancher minimal sera adopté en 2022 (à hauteur de 50 %), même si cela ne renforcera pas de manière significative les exigences en matière de fonds propres.

Pour finir sur une note positive, il faut noter que les six plus grandes banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Groupe Crédit Agricole, Groupe BPCE, Crédit Mutuel et La Banque Postale) présentent des ratios de solvabilité plus élevés que ceux de leurs homologues européennes, tous supérieurs à 10 %. Selon la Banque de France, leur ratio moyen fin 2018 était même de 13,6 %.

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