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Les provisions dans la comptabilité de l’entreprise

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Dernière modificationjuin 20212 min lues

Qu’est-ce qu’une provision ? Si l’on suit la définition donnée par le Plan Comptable Général (PCG), les provisions comptables représentent un passif correspondant à des charges à la fois probables et incertaines à laquelle une entreprise devra faire face, mais dont l’échéance, ou le montant, n’est pas précisément déterminé. Les provisions indiquent la probabilité d’un risque, mais sans que sa réalisation en soit assurée de façon certaine. Étant considérées comme « passif », les provisions représentent une dépense, donc une valeur négative pour l’entreprise, et une obligation à l’égard d’un tiers. Les provisions sont enregistrées au moment de la mise en forme du bilan comptable et de la révision des comptes. Une provision impacte donc le bilan comptable, car il augmente le passif de l’entreprise.

À quoi servent les provisions ? Grâce à elles, une société peut se préparer à une situation de difficultés importantes et de risques financiers. L’utilisation de provisions répond à un principe essentiel en comptabilité : le principe de prudence. Une provision apparaît dans le bilan d’une entreprise, et se présente comme une dette probable et une charge dans le compte de résultat. La comptabilisation d’une provision permet d’anticiper les risques liés à l’activité de l’entreprise, comme par exemple une augmentation des charges ou une dépréciation d’un actif.

Le Plan Comptable Général indique les sous-catégories de provisions des comptes 15 de la manière suivante :

  • compte 151 : provisions pour risques

  • compte 153 : provisions pour pensions et obligations similaires

  • compte 154 : provisions pour restructurations

  • compte 155 : provisions pour impôt

  • compte 156 : provisions pour renouvellement des immobilisations

  • compte 157 : provisions pour charges à répartir sur plusieurs exercices

  • compte 158 : autres provisions pour charges

Les provisions peuvent se diviser en trois grandes familles :

Les provisions pour les dépréciations de l’actif. Liées aux immobilisations financières, à l’actif circulant et à la trésorerie, on peut grâce à elles anticiper les risques liés à une possible baisse de valeur du patrimoine.

Les provisions pour risques et charges. Elles correspondent au risque d’arrivée d’une charge importante qui pourrait avoir une incidence importante sur les comptes de la société, et sont donc censées couvrir les risques liés à l’activité de l’entreprise. Elles peuvent être « durables » (délai de réalisation dépassant douze mois à la date de clôture de l’exercice) ou « ponctuelles » (délai de réalisation inférieur ou égal à douze mois). On peut y recourir si l’on prévoit des risques internes, ou des risques externes (dépenses, litiges, pertes de contrats, décision de justice, etc.). La provision pour litige, tout comme la provision pour perte de change, font par exemple partie de cette famille.

Les provisions réglementées. Elles sont régies par le Code Général des Impôts et se distinguent donc par leur caractère fiscal, tout en restant soumises aux mêmes réglementations que les autres provisions. Parmi les provisions réglementées, on peut citer les provisions pour investissement, les provisions pour hausse des prix et autres provisions spéciales. Du point de vue comptable, les amortissements dérogatoires sont également assimilés à des provisions réglementées. Ces provisions présentent l’intérêt de faire augmenter les capitaux propres et de diminuer le bénéfice imposable.

La comptabilisation d’une provision comptable. Les provisions comptables sont le plus souvent comptabilisées en fin d’exercice, au moment de l’établissement des comptes annuels. Si l’on recourt à une provision, c’est parce que l’on prévoit un risque, et dans la comptabilité, cette provision indiquera une probable future dette au passif, et créera une charge dans le compte de résultat. Ensuite, selon l’évolution du risque, plusieurs situations peuvent se présenter :

  • si le risque se réalise comme prévu, la reprise de la dette créée au bilan compensera la charge présente dans le compte de résultat

  • le risque attendu ne se réalise pas, mais il n’est cependant pas écarté. Dans ce cas, la provision reste dans le bilan et on en modifie le montant pour rester au plus près du réel

  • le risque n’existe plus : dans ce cas, la provision doit être annulée par le biais du dispositif de « reprise sur provision », et il en résultera une augmentation du résultat exceptionnel de l’entreprise.

Bien entendu, pour le suivi de votre compatibilité, vous devez vous adresser à votre expert-comptable, qui sera en mesure de vous conseiller et de vous donner une image fidèle et précise des comptes de votre entreprise.

En conclusion, la comptabilisation d’une provision comptable présente deux intérêts majeurs : elle permet tout d’abord d’anticiper le risque dans les comptes de l'entreprise, et également de respecter le principe comptable de prudence et l'image fidèle que doivent refléter les comptes.

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