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L’autofinancement : fonctionnement et mode de calcul

Définition de l’autofinancement.

Comme son nom l’indique, l’autofinancement, c’est le fait, pour une entreprise, de se financer elle-même. Pour ce faire, elle va recourir à sa propre trésorerie dans le but de financer un investissement. L’autofinancement peut d’ailleurs servir à assurer la création-même d’une entreprise. L'entreprise, pour s’autofinancer, utilise ses profits non distribués pour financer ses investissements. Il s’agit donc là d’un système de financement interne à l'entreprise.

De façon générale, l’autofinancement présente l’avantage de n’utiliser que les réserves financières propres de l’entreprise, sans vendre de capital ni faire appel à un crédit bancaire.

Sur le plan historique, entre 1945 et les années soixante-dix, les entreprises recouraient beaucoup au crédit en cas de besoin de trésorerie, et les banques leur proposaient assez largement leurs financements. Mais à partir des années quatre-vingt, on commence à prendre mieux conscience de l’importance des fonds propres. Cette situation va alors favoriser l’autofinancement.

Le calcul de la capacité d’autofinancement.

Une entreprise peut, tous les ans, calculer sa capacité d’autofinancement (CAF) à partir de son résultat. Cette capacité d’autofinancement représente la totalité des ressources internes dégagées par l’activité de l’entreprise pour assurer son financement. Ces ressources peuvent servir à répondre à plusieurs types de besoins : augmenter les fonds de roulement, effectuer des investissements, rembourser des emprunts et dettes, verser des dividendes à des actionnaires…

Il existe deux méthodes pour calculer la CAF, en prenant pour base un des deux éléments essentiels suivants du compte de résultat : l'excédent brut d'exploitation ou EBE (qui représente le résultat économique de l'entreprise issu de la valeur ajoutée) ou le résultat net (la différence entre les produits et les charges de l'entreprise).

Selon la formule adoptée, d’autre éléments entreront éventuellement en ligne de compte : entrées et sorties de trésorerie non comprises dans le calcul de l'EBE (charges financières, produits financiers, opérations de gestion, pénalités, amendes, etc.), charges calculées et produits calculés, valeur nette comptable d'éléments d'actif cédés (correspondant à la cession d'immobilisations) ou produits des cessions d'éléments d'actif.

Les formules de calcul de la CAF

À partir de l'EBE :

Capacité d'autofinancement = excédent brut d'exploitation + produits encaissables charges décaissables

À partir du résultat net :

Capacité d'autofinancement = résultat net + charges calculées produits calculés + valeur nette comptable d'éléments d'actifs cédés produits de cession des éléments d'actifs

Autofinancement ou endettement : le choix.

Il est indéniable que la solution de l’autofinancement présente de réels avantages : on évite ainsi de se lancer dans de coûteux crédits, et on conserve également son indépendance financière, tout en s’assurant d’une bonne flexibilité facilitant des décisions rapides.

Il ne faut pas oublier qu’une solution n’exclut pas forcément l’autre : des entreprises peuvent choisir de s’autofinancer sur le court terme et de préférer la solution du crédit pour leurs investissements à long terme (biens immobiliers ou équipements coûteux, par exemple).

En ce qui concerne le choix entre autofinancement et endettement, il convient de penser également à la distribution de dividendes. En effet, les investisseurs comptent sur un retour sur leur investissement, et ce retour sera compromis si l’autofinancement prend une place trop importante.

Quant à l’endettement, ce n’est pas forcément un mauvais choix. Par exemple, si un crédit aide une entreprise à susciter une très bonne rentabilité financière, son coût s’avérera moins élevé que la rentabilité de l’investissement, et les bénéfices seront plus intéressants.

On considère souvent qu’il vaut mieux éviter de trop favoriser l’autofinancement, et de fragiliser ainsi sa trésorerie. Trop s’autofinancer peut représenter un risque réel, car en cas d’imprévu, dans une situation où l’on a besoin rapidement de sommes importantes, la trésorerie sera insuffisante pour y faire face.

Enfin, si une bonne capacité d’autofinancement est bien sûr un élément positif, il peut aussi, dans certains cas, être révélateur d’une politique insuffisante en matière d’investissements. De plus, il ne présente pas grand intérêt au niveau fiscal, car il n’offre aucune réduction d’impôt.

Là encore, mieux vaut consulter et s’informer auprès de son expert-comptable pour un arbitrage précisément argumenté.

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