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Finance : faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?

Encore en pleine transformation numérique, les institutions financières sont toutes portées sur les FinTech. Ce ne sont pas les “buzzwords” qui manquent : chatbots. assistants personnels, robots-advisors, machine learning et informatique cognitive sont au rendez-vous. Certaines banques avant-gardistes comme Goldman Sachs avaient dès 2016 fait de l’intelligence artificielle leur priorité. Objectif : transformer Wall Street. La célèbre banque avait investi 14 millions de dollars en 2014 dans Kensho, start-up spécialisée dans l’analyse de données désormais valorisée 500 millions de dollars. Kensho fournit l’un des outils les plus appréciés par les grands bureaux de négoce et selon Forbes, son système d’apprentissage automatique (machine learning) analyse toutes les données des marchés et cherche des corrélations entre des événements et leurs impacts sur le prix des actifs.

Les start-up clefs du monde de la finance :

Ces technologies qui impactent la vie de milliers de personnes ont de quoi faire peur. La peur est évidemment le premier réflexe face au progrès. Et si un algorithme se trompait et provoquait une crise sans précédent ? A y regarder de plus près, toute rupture dans les processus - comme le passage du papier au numérique - suscite de nombreuses interrogations et jusqu’à preuve du contraire, le bug de l’an 2000 n’a pas eu lieu. La santé de fer des start-up présentées dans l’infographie ci-dessus illustre d’ailleurs une réelle confiance dans ces technologies de la part des grandes institutions.

L’intelligence artificielle n’est plus une niche

En 2017, l’intelligence artificielle n’est plus une “niche” : il s’agit d’un nouvel outil utilisé par toutes les industries. IBM prévoit d’ailleurs de conseiller les médecins avec son système Watson, dans l’idée de fournir des diagnostics plus précis, car résultant d’analyses de données bien plus massives et pertinentes. Pourquoi les choses se passeraient différemment dans le monde de la finance ?

La principale objection à l’encontre de l’utilisation de l’intelligence artificielle et ce quel que soit l’industrie concernée et son opposition au travail de l’humain. Cette dualité n’est en réalité qu’une invention qui découle d’une peur qui s’enracine dans l’incompréhension du sujet : l’intelligence artificielle va effectivement opérer un basculement dans la gestion des tâches. Oui, les carrières des traders et des conseillers en patrimoine ne ressembleront plus à celles qu’ils connaissent, mais l’essor des robots-advisors n'acte pour autant pas leur déclin. Il est d’ailleurs encore trop tôt pour évoquer une rupture brutale.

L’humain encore au coeur des processus

Source : PwC.

L’intelligence artificielle va permettre aux petites entreprises d’accéder à des capacités d’analyse de données qui auraient été trop onéreuses pour elles dans un monde plus classique. Il suffit de prendre la capacité de l’intelligence artificielle pour analyser les données comptables ou légales dans une entreprise et améliorer ainsi la prise de décision pour se rendre compte des potentiels gains de temps. Si des grands groupes peuvent se permettre d’utiliser aujourd’hui ce type d’outils, les PME en quête de simplification et d’optimisation des processus ont tout à y gagner, sans parler de la gestion de leurs actifs. Quand on parle d'innovation, il n’y a finalement qu’un moyen de savoir : c’est d’essayer !

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